Liban - Fusion électro pop
Yasmine Hamdan est devenue malgré elle dès 1997, une icône de la musique underground arabe en s'imposant sur la scène musicale avec le duo indie électronique de Beyrouth Soapkills avec des chants à la fois en anglais et en arabe diffusés sur les radios libanaises.
Elle s'est offerte le luxe de collaborations avec des cinéastes tels qu’Elia Suleiman et Jim Jarmusch, et a tourné dans le monde entier pour présenter ses albums Ya Nass (2013) et Al Jamilat (2017).
Née dans le sud du Liban en pleine guerre, sa vie s'est illustrée cahin-caha de fuites et déménagements précipités de ses parents trouvant des refuges tour à tour en France, dans les Émirats, en Grèce, au Koweït...
Ses chants sont emprunts de joie et de tristesse en même temps. Vies déchirées, guerres et conflits incessants... Elle est devenu un chantre de la paix et dénoncent toutes les horreurs et les injustices. L’indifférence du monde face au génocide des palestiniens la révolte plus que tout. Sa veste tissée dans du shemagh, appelé aussi keffieh (popularisé par le foulard palestinien) est bien plus qu’un simple accessoire vestimentaire. Il incarne un symbole de résistance, souvent associé à des valeurs de solidarité et de lutte pour la liberté. C'est devenu l’image même de l’unicité contre l’oppression !
Le public agglutiné sous le chapiteau du Seb était à l'unisson vendredi, ému et en colère. Le cœur de Yasmine Hamdan est brisé : "Le Liban est un petit pays avec une grande blessure".